Communiqué section PS MI

27 janvier 2012 par interieur

Deux poids, deux mesures !
Les policiers dans la rue à l’appel du syndicat majoritaire Unité SGP Police ou plutôt à l’appel de son secrétaire général !
ENFIN, dans la rue pour la baisse continue des effectifs de la Police !
ENFIN, dans la rue pour l’amélioration des conditions de travail et la fin de la
« culture du résultat » !
ENFIN, dans la rue pour se révolter contre le nombre toujours très alarmant des suicides dans la police !
ENFIN, dans la rue pour condamner la non exécution des peines des multirécidivistes !
ENFIN, dans la rue pour les 12000 policiers et gendarmes agressés pendant le service en 2010 !
ENFIN, dans la rue pour la diminution de 28% du budget pour la rénovation des commissariats !
NON, NON, et encore NON ! Pour cela il faut attendre que la gauche arrive…
Les manifestations syndicales pour l’amélioration de nos conditions de travail c’est
pour APRES, après quoi ? les élections présidentielles…
Alors pourquoi une manifestation pour la « défense de la Police Nationale » ? pourquoi « passer à l’action » maintenant ? pour une affaire en cours d’instruction sur Argenteuil…prétexte, tout cela pour une plaque provisoire qui ne met pas en cause nommément les collègues et qui peut même les mettre en difficultés !
Le changement, c’est maintenant !
Tous les personnels du ministère de l’intérieur sont invités à nous rencontrer pour débattre démocratiquement et décider ensemble de notre avenir ! Notre candidat François Hollande nous a déjà donné des éléments très positifs pour notre avenir sur le dossier sécurité.
On vous attend !
La section PS du Ministère de l’Intérieur.

Sarkozy en Chiffre

25 janvier 2012 par interieur

 

PS : « On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres de la délinquance », extrait du JDD.fr

20 janvier 2012 par interieur

Le dernier bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy en matière de délinquance sera présenté mardi par Claude Guéant. Pour François Rebsamen, le « Monsieur sécurité » du PS, « mesurer la délinquance par les seuls chiffres de la police ou de la justice, c’est faire preuve d’archaïsme. »

Claude Guéant évoque un recul de la délinquance générale qui se situe entre 1 et 2%. Est-ce déjà un premier pas?
Je ne conteste pas le fait qu’il y ait une baisse de manière générale mais on peut faire dire un peu ce qu’on veut aux chiffres. Ce que je constate, c’est que depuis 2002, les violences faites aux personnes ont augmenté de plus de 20% et elles continuent d’augmenter de plus de 2% par an. Alors, plutôt que de délivrer des satisfecits, le ministre de l’Intérieur devrait aussi s’interroger sur la hausse de ce type délinquance, qui est plus violente qu’avant.
Claude Guéant juge  » scandaleux » de la part du PS de critiquer la méthode statistique des crimes et délits. Il affirme que « c’est la même que la gauche utilisait »…
Je n’ai jamais dit qu’on utilisait d’autres méthodes. C’est un outil statistique parmi d’autres mais ça n’est pas à travers les chiffres qu’on juge uniquement l’évolution de la délinquance. Il faut regarder ça sur la durée. Et ce qui est le plus inquiétant, c’est ce décalage entre les effets d’annonces de Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l’Intérieur et les résultats aujourd’hui. Quand on laisse penser aux gens qu’on peut avoir une « délinquance zéro », on a forcément des désillusions qui sont encore plus grandes que ce que l’on pouvait attendre. Aujourd’hui, tous les chercheurs affirment que mesurer la délinquance par les seuls chiffres de la police ou de la justice, c’est faire preuve d’archaïsme. «Monsieur Guéant ferait mieux de mesurer sa parole»
Il s’agira mardi du dernier bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy en matière de délinquance. Quel regard portez-vous sur son action?
Il y a eu plusieurs périodes. Quand Nicolas Sarkozy est arrivé place Beauvau en 2002, il a pu continuer de fournir des moyens à la police parce que c’était prévu dans le plan que lui avait laissé Daniel Vaillant (Ndlr, prédécesseur de 2000 à 2002). Il a pu jouer les grands ministres de l’Intérieur. Depuis 2007, il est revenu sur toutes les augmentations de postes. A partir de là, les grandes annonces de Nicolas Sarkozy sur la « délinquance zéro » ont créé une insatisfaction au regard de la réalité. C’est ce qui doit nous interpeller.
La droite s’en prend régulièrement au bilan de la gauche en matière de sécurité. Que lui répondez-vous?
C’est assez injuste d’avoir fait le procès en incapacité de la gauche. La gauche a contribué à tout ce qui a participé à la modernisation du ministère de l’Intérieur. Donc Monsieur Guéant ferait mieux de mesurer sa parole plutôt que de se lancer dans des critiques.
La sécurité est-elle aujourd’hui une thématique de gauche?
Le regard de l’ensemble des socialistes a changé vis-à-vis des problèmes de sécurité. La vision d’angélisme, qu’on nous attribuait à tort, a changé. Aujourd’hui, les socialistes n’ont plus de complexe avec le problème de la lutte contre la délinquance. La différence fondamentale entre la droite et nous, c’est que l’UMP considère quasiment que l’on naît délinquant. Nous, nous considérons qu’il y a des raisons sociologiques à l’évolution et à la montée de la délinquance. C’est par la prévention que tout commence.
Encore aujourd’hui, François Hollande évoque relativement rarement la question de la délinquance…
Il fera sûrement dans son intervention du 22 janvier au Bourget (Ndlr, premier grand meeting du candidat socialiste). Et il développera un discours sur la sécurité qui tourne autour de trois axes : une politique de fermeté, une politique de justice et une politique d’efficacité.
Caroline Vigoureux

Chiffres 2011 de la délinquance

20 janvier 2012 par interieur

Il faut en finir avec les présentations biaisées de statistiques
Claude Guéant s’est encore livré aujourd’hui à un exercice de maquillage des faits de délinquance.
Il voudrait nous faire croire, cette année encore, que l’insécurité recule, et que le gouvernement est victorieux dans la lutte contre la délinquance et la criminalité. Il reconnaît à peine une légère hausse de la violence contre les personnes et déplore à minima le nombre croissant des cambriolages dans les habitations principales : 15% quand même, excusez du peu !

La vérité est plus sombre : Les atteintes aux biens – qui regroupent les vols, les destructions et les dégradations – auraient baissé de 2% en 2011, affirme Claude Guéant.  En réalité, plus de la moitié de la baisse de ces chiffres est due au recul spectaculaire des vols liés à l’automobile, principalement grâce à la sophistication croissante des dispositifs de sécurité des véhicules. Certains actes de vandalismes contre les véhicules ou les biens ne font plus l’objet d’une plainte, mais d’une simple main-courante, et ne sont plus comptabilisés. Même chose pour les vols de téléphones mobiles.
>
> Quant aux actes de violence contre les personnes, elles se sont accrues de plus de 22% en France métropolitaine au cours de la décennie ; et les violences non crapuleuses, de plus de 50%, selon les chiffres mêmes de l’ONDRP. Il est impossible par ailleurs d’affirmer, comme le fait trop souvent le ministère de l’intérieur, que cette explosion serait principalement due à une déclaration plus importante des violences intra-familiales, car ces dernières ne sont pas comptabilisées en tant que telles, et il est impossible d’en mesurer la part.

Cette triste réalité devrait inciter le ministre de l’intérieur à plus d’humilité.

Ce n’est pas en travestissant les chiffres, en maquillant les faits, en présentant la délinquance et la criminalité en trompe l’œil que l’on progresse, mais en s’attachant à la transparence et en respectant l’exigence de justice et de sécurité de nos concitoyens.

3 janvier 2012 par interieur

 

3 janvier 2012 par interieur

Lu pour vous JDD

29 décembre 2011 par interieur

L’opposition fait feu sur la place Beauvau, après un triple homicide commis dimanche soir dans la ville de Marseille. Le Parti socialiste et le Modem jugent mercredi que la politique de Claude Guéant en matière de sécurité a été un échec. Face à la criminalité organisée à Marseille, Claude Guéant doit »agir ». C’est en tout cas ce que réclament plusieurs opposants, après l’exécution de trois jeunes dimanche, retrouvés carbonisés dans une voiture près de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Suite à ce fait divers, le chef de l’opposition socialiste locale, Patrick Menucci, a accusé mardi le gouvernement d’avoir échoué en matière de sécurité dans cette ville. « Depuis plusieurs jours les meurtres se succèdent à Marseille, marquant un nouvel échec de Nicolas Sarkozy dans la sécurité », écrit-il dans un communiqué. Le maire du premier secteur de la ville dénonce notamment des promesses non-tenues de la part de Claude Guéant. Ce dernier avait annoncé l’arrivée de 166 policiers supplémentaires pour cet automne. « Si 166 fonctionnaires sont arrivés, avec le jeu des départs en retraite et des mutations, c’est 38 fonctionnaires de plus qui sont dans les effectifs au 30 octobre 2011″, affirme Patrick Mennucci, selon des chiffres recueillis par le député Jean-Jacques Urvoas.
Et de conclure que « Claude Guéant s’est moqué des Marseillais. »
« Politique gesticulatoire » et « annonces de Tartuffe » Chargé des questions de sécurité dans l’équipe de François Hollande pour la présidentielle 2012, François Rebsamen s’est également insurgé face à la « politique gesticulatoire » du ministre. « Assez de paroles », a affirmé mercredi le sénateur-maire de Dijon. « Il est temps que le ministre de l’Intérieur passe à l’action », a-t-il ajouté, relevant qu’il y a déjà eu « 15 assassinats en 2011″ à Marseille. Là encore, le socialiste réclame « l’envoi immédiat de véritables renforts ».
De même, le Modem a également fustigé la politique du gouvernement, après le fait divers qui a touché la cité phocéenne ce week-end. Le secrétaire général adjoint du parti de François Bayrou a souligné mercredi la « vacuité » de l’exécutif. « Alors que M. Guéant est venu mettre en scène en plein été ses annonces de moyens supplémentaires, quelques mois après, force nous est de constater que les problèmes de sécurité à Marseille demeurent », estime Christophe Madrolle. Ce dernier, qui est également vice-président de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, y voit des « annonces de Tartuffe » de la part de la place Beauvau, relevant seulement « quelques saupoudrages d’effectifs ». A quatre mois de la présidentielle, la majorité est prévenue. Elle sera attaquée sur le bilan de sa politique de sécurité.

Les contes et mécomptes du ministre de l’Intérieur

29 novembre 2011 par interieur
La présentation du projet de finances 2012 aux organisations syndicales, le 3 octobre dernier, s’est révélée un bien étonnant spectacle. Le sujet et la période, peu propices à l’emphase, auraient dû inciter Claude Guéant à une relative modestie de ton, mais le ministre de l’Intérieur s’est au contraire livré à un exercice de jésuitisme et de casuistique et a laissé, finalement, derrière lui un sentiment très mitigé.

Il n’y avait de fait aucune raison objective de se louer du budget qu’il présentait. Il ne fallait pas être fort en maths pour comprendre que les crédits de la mission « sécurité » sont en quasi-stagnation n’évitant la diminution que par l’évolution naturelle de la masse salariale et que les dépenses de fonctionnement diminuent de près d’un quart entre 2011 et 2012.

Le ministre pouvait-il raisonnablement penser qu’il allait convaincre son auditoire sur le fait que la suppression de 3148 postes dans la police et la gendarmerie « n’obèrerait pas les capacités d’action des forces de sécurité » ? Le nombre des emplois de policiers et de gendarmes supprimés depuis 2007 s’élève à 12500 : baisse brutale des recrutements et non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Comment police et gendarmerie pourraient-elles mieux travailler ?

Lui était-il également nécessaire de tout justifier et, notamment, que ce « budget permettrait la modernisation des forces de sécurité »? Les dépenses de fonctionnement et d’investissement ne constituent plus qu’une faible part – qui plus est, en diminution croissante – du budget de la mission.

Les besoins des services de sécurité publique ont été volontairement sous-estimés, et ceci, d’une manière jugée inquiétante dans le rapport de la Cour des Comptes de juillet dernier. La police scientifique, présentée comme le fer de lance de l’investigation, peine à répondre aux sollicitations : la multiplication des relevés entraîne un véritable embouteillage des laboratoires publics, lequel impose un recours fréquent à la sous-traitance et s’accompagne souvent d’un allongement des délais d’attente.

Le ministre s’est targué d’un programme d’acquisition de véhicules à hauteur de 100 millions d’euros : 4400 véhicules seraient ainsi livrés l’année prochaine, moitié pour la police nationale, moitié pour la gendarmerie. C’est, certes, mieux qu’en 2011 où le Directeur général de la police nationale avait dû avouer devant la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale ne pouvoir renouveler que 1000 véhicules sur les 28000 du parc. « A ce rythme, disait-il, la durée de vie d’un véhicule devrait être de 28 ans, et ces véhicules tournent 24 heures sur 24 … ». Avec ce budget ils devront quand même durer14 ans…. Les perspectives ne sont guère plus réjouissantes dans la gendarmerie, où l’âge moyen du parc est de six ans et où les véhicules blindés à roues ont plus de quarante ans, sans qu’aucun financement n’ait été débloqué pour les renouveler.

La baisse des investissements, elle, compromet gravement l’avenir. Les crédits dédiés à l’immobilier de la police nationale sont passés de 350 millions d’euros en 2007à 210 en 2012, soit une diminution de 40%. Les crédits supplémentaires seront principalement affectés – à hauteur de 131millions d’euros- à la seule opération de relogement de la police judiciaire aux Batignolles. Autant dire que les 40 millions du ministre pour la réhabilitation et la construction des commissariats de police pèsent bien peu…Quant aux capacités d’investissement de la gendarmerie, elles ont été divisées par quatre en quatre ans. 40% du parc domanial est dans un état particulièrement inquiétant. 70% des logements ont plus de vingt-cinq ans et nécessitent des travaux de rénovation ; Le projet de loi de finances pour 2012 ne prend pas la mesure de ces difficultés et ne prévoit que 40,78 millions d’euros à la réhabilitation des casernes de gendarmerie et 15,9 millions à leur construction. Les solutions alternatives défendues jusqu’ici, baux emphytéotiques administratifs et les partenariats public-privé ne sont pas la panacée et génèrent des surcoûts importants.

Que penser donc de ces contes et mécomptes du ministre ? Fadaises? Mensonges pieux et restrictions mentales ? Chacun jugera. Ce fut en tout cas la triste mise en scène d’un bien pauvre budget.Un mauvais trompe l’œil dont personne ne saurait se réjouir. Une forme de méconnaissance du travail et des tâches des professionnels de la sécurité que sont les policiers et les gendarmes, et même, au fond, pour eux, une marque de mépris.

Extrait du Journal Le Monde du 29/11/2011

François Rebsamen veut créer des zones de sécurité prioritaires

29 novembre 2011 par interieur

Le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat et nommé « monsieur sécurité de l’équipe de François Hollande », a réagi ce mardi matin sur Europe 1 aux deux fusillades meurtrières de Marseille.

« Ce qu’on s’aperçoit c’est que la grande violence se répand » observe le sénateur-maire PS en expliquant qu’ « il fallait attaquer le mal à la racine ».

« On ne peut pas laisser se développer des zones de non-droit dans nos quartiers. Aujourd’hui, on peut acheter une kalachnikov pour 250 euros. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut agir, vite et fort. Il faut chasser les trafics, les fraudes. (…) Les voitures achetées avec l’argent de la drogue » commente-t-il.

La thématique de la sécurité vérouillée

En réponse, François Rebsamen propose que l’on définisse une « centaine de zones de sécurité prioritaires ». Sur ces zones seraient concentrés les moyens de l’Etat, « les moyens de la police ou de la gendarmerie, les moyens de la justice, les moyens des services fiscaux et éducatifs ».

Le sénateur PS souhaite également « un travail de prévention » couplé à une présence policière et l’application de sanctions. Rebsamen reconnaït toutefois que dans « la situation budgétaire actuelle, ce n’est pas simple. Il faudrait remplacer les 10.000 policiers et gendarmes qui ont été supprimés depuis 2007. »

Avec cette nouvelle intervention, ajoutée à celle de lundi publiée sur le quotidien le Monde et les cinq autres comptées la semaine dernière, François Rebsamen verrouille clairement la thématique de la sécurité au sein du PS.

Communiqué François Rebsamen

28 novembre 2011 par interieur

 

Pour la cinquième année consécutive, l’ONDRP (observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) rend publics les résultats de son enquête dite de victimation, réalisée avec l’INSEE. D’après l’Observatoire, les violences physiques et sexuelles hors et intra ménages seraient en baisse, pour la première fois.

 Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, s’est immédiatement réjoui que les français reconnaissent de la sorte  les efforts du Gouvernement en matière de  lutte contre l’insécurité.

Il faut cependant raison garder. Ces éléments ne sont en fait que des résultats d’un sondage et ne sont pas une vérité révélée. Par respect pour nos concitoyens, il ne faut pas faire dire à ces données ce qu’elles ne peuvent pas dire. Plus qu’une statistique exacte, elles donnent une image de notre société. Image plus rassurante, certes, mais inexacte. Si certains de nos concitoyens pourraient avoir l’impression que les violences physiques ont diminué, les chiffres nous ramènent malheureusement à une réalité bien différente.

Dans cette même enquête, 290.000 personnes déclareraient avoir été victimes de vols ou tentatives avec violence et menaces  en 2010. Les faits de violence des mineurs ne font que croître. 280.000 personnes auraient été victimes d’agressions sexuelles. Faut-il se réjouir de tels éléments ?

Plus généralement et selon les chiffres même  de l’ONDRP, les atteintes volontaires à l’intégrité  physique des personnes (AVIP) se sont alourdies en France métropolitaine de 21,2 % au cours de la période 2002-2010. En particulier, les violences physiques non crapuleuses ont augmenté de 51% depuis 2002, pour atteindre le nombre de 241.000 en 2010.

Le Gouvernement ne saurait en aucune manière se targuer de sa réussite en la matière.