Mettre fin à la politique du chiffre
· Démotivation des effectifs de police par rapport à la nature des missions
· Course aux résultats entraînant une pression hiérarchique dans tous les corps de police
Impression de ne pas lutter contre la « vraie » criminalité
· Sentiment d’être au service d’un parti politique (voire d’un homme…) et non de tous
citoyens
· Absence de gestion « humaine » des effectifs de police.
En résumé : non respect de la fonction du policier – la fonction de policier n’est pas non plus respectée dans son administration d’emploi elle-même. Toutefois, il ne faut pas laisser penser que la fin de la politique du chiffre signifierait la fin des indicateurs de résultats (outils indispensables pour piloter l’action des services).
- Mettre fin à la contractualisation
Primes des chefs de services ou directeurs départementaux très mal perçues par les collègues .
Cesser les primes individuelles qui créent un climat déplorable entre les policiers et à défaut, exclure de leur champ d’application les commissaires de police qui sont par principe très souvent bénéficiaires.
Mettre l’accent sur les primes collectives pour saluer le travail d’un service complet (actif et administratif)
- La question des effectifs
Le manque d’effectif est constaté par les collègues sur le terrain qui se mettent en danger…
- Accompagnement social
Les policiers souhaitent :
· des facilités d’accès au logement (tarifs attractifs – accession à la propriété)
Une réelle prise en compte du coût élevé de la vie notamment dans les grandes villes et en Ile-de-France.
· des possibilités de bénéficier de places en crèche en prenant en compte leurs horaires de travail atypiques (voire la création de structures de garde d’enfants regroupées sur les pôles administratifs sur le modèle de celle qui existe au sein de la préfecture de police).
- Proximité oui !
Il faut :
· reconquérir le terrain
· assurer une présence policière continue
· redonner le respect de la fonction (comme les autres services publics)
· travailler avec les citoyens en direct (associations, élus, commerçants, Education nationale etc.)
- … Et la confiance !
Il existe chez les policiers une véritable quête identitaire : les réformes successives et enchaînées, l’instrumentalisation politique et parfois judiciaire, la communication non maîtrisée (réactive mais jamais préventive), les réorganisations structurelles régulières, le développement des polices municipales ont conduit à une perte de repère : nombre de policiers nationaux se posent aujourd’hui des questions sur l’efficacité de leurs actions.
De nombreuses autres propositions existent au sein de la section, vous pouvez nous contacter pour en discuter : ps.interieur@free.fr